Restauration du calvaire de la Roche de Grée

jeudi 8 novembre 2018, par Carmela Pesquer

Après la préservation du site du moulin de la Poterie, notre équipe s’est attachée à restaurer le calvaire de la Roche de Grée.


Il avait été sauvé de la ruine une première fois après le décès de Madame Grollier dans les années 1970 par Pierre Fréor qui a remplacé la croix de granit brisée par une autre en fer à béton soudée chez le père Prin, le forgeron de la Télindière. Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, ce monument n’a pas été érigé en souvenir de massacres ayant eu lieu à cet endroit mais pour honorer la mémoire des victimes de la Révolution (majoritairement royalistes dans les 3 communes).

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Toutefois une femme, Anne Jeanneau a bien été tuée dans son champ, à cet endroit lors du passage de la colonne infernale du 10 septembre 1793. Le calvaire a été construit dans les années 1818-1820, après la restauration. La noblesse et la contre-Révolution sont réhabilitées par l’Etat et ce sont ces élus qui vont être à l’origine de cette décision. Une délibération municipale de ces trois communes va allouer chacune une somme de 200 F pour la réalisation de ce mémorial sur un emplacement public à l’intersection d’un chemin communal reliant le Surchaud à la RN 23. Ce carrefour forme la limite entre Brains, Saint-Jean et Le Pellerin. Pour ce faire, lors d’une procession, les habitants de ces paroisses apporteront chacun une pierre qu’un maçon a disposera en colonne, sans ciment et au sommet de laquelle a été placé une croix en granit. Entourant le calvaire on y avait planté des lys blancs que madame Grollier entretenait régulièrement. Après son décès, le calvaire tomba dans l’oubli et la végétation envahit les lieux.. Elle menaçait de le mettre à bas, il penchait comme la tour de Pise. Désormais redressé et consolidé, il garde toujours la mémoire des guerres de Vendée.

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