Restauration de l’église de St Jean de Boiseau

mardi 24 octobre 2017, par Carmela Pesquer



Les travaux, confiés à six entreprises, toutes expertes en rénovation, sous la conduite de l’architecte, M Péricolo et de son adjoint M. Boudet ont duré 2 ans et demi. L’inauguration de la fin des travaux s’est déroulée le 16 septembre 2017. La totalité du bâtiment a été minutieusement fouillée, expertisée. Les parties abimées ont été remplacées, d’autres consolidées ou bien rénovées avec une approche respectueuse de l’historique de ce bâtiment dont le chœur atteste de son origine bretonne. Voici une énumération rapide des interventions. La charpente du clocher a nécessité de profondes retouches : remplacement d’un pilier en chêne et consolidation des trois autres et l’architecte en a profité pour redonner à la toiture, une parure d’aspect moyenâgeux. Les couvertures en ardoise de la nef et de la chapelle Sainte -Anne ont été entièrement reprises avec remplacement de nombreux chevrons endommagés. Toute la pierre de tuffeau sur le chevet, les entourages de baies, la partie basse du clocher etc… a été remplacée par une pierre calcaire plus résistante. Les murs ont été enduits ; seule la partie haute du clocher conserve la pierre apparente. A l’intérieur de l’édifice les travaux les plus importants concernent le chœur. Un premier lambris est déposé. Il était constitué de planches grossières pointées sur les arcades. Ce premier lambris avait été utilisé comme support au plafond de plâtre supprimé en 1999. Ces planches cachaient un second lambris du XVème siècle déposé lui aussi. Cela a donné accès à la charpente médiévale constituée de chevrons formant fermes qu’il a été nécessaire de consolider en partie basse. Les arcades, maintenant apparentes, portent un rainurage qui a reçu un lambris neuf en châtaignier, teinté au lait de chaux. Une demi-travée a été remontée avec le lambris ancien comportant des étoiles et des hermines rappelant l’origine bretonne du chœur. Les sculptures sur chêne des sablières ont été retouchées mais conservées en l’état le plus possible ainsi que les trois blasons de notables du XVème siècle. Le plafond de la chapelle Sainte Anne dont l’accès était condamné depuis une quinzaine d’années pour des raisons de sécurité a été consolidé. Le retable central et ceux des chapelles latérales dont la peinture était écaillée et les dorures défraichies ont été retouchés et rénovés. La totalité des vitraux a été déposée et remontée au plomb après avoir reconstitué les réseaux et le quadrillage en alliage non ferreux. L’installation électrique, encore sous baguettes de bois, a été entièrement changée et mise aux normes. Dans la nef, totalement repeinte, des lustres radians au gaz assurent dorénavant le chauffage et comportent aussi l’éclairage. Une porte est réouverte au nord pour un accès de plain-pied. La sacristie a reçu des vitraux neufs légèrement teintés. Pour retracer les étapes clés de la restauration, Jean-Pierre Parois, a réalisé un film d’une vingtaine de minutes, fort intéressant.